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Le portrait du mois de décembre : Kévin Forestier

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Le portrait du mois de décembre : Kévin Forestier

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Le portrait du mois de décembre

Kévin Forestier, entraîneur diplomé d’Etat du Badminton Club de Roanne (42)

Florian Baud : Peux-tu te présenter rapidement ainsi que ton parcours de badiste ?

Kevin Forestier : Bonjour, je m’appelle Kévin Forestier, j’ai 22 ans et j’habite à Roanne. Je viens d’obtenir mon DEJEPS mention badminton à l’issue d’une année de formation au CREPS Auvergne-Rhône-Alpes de Voiron. Je suis actuellement l’entraîneur salarié du Club de Badminton de Roanne, mon club formateur !

Le sport a toujours pris une place importante dans ma vie. J’ai pratiqué le football très jeune pendant 10 ans, j’ai également joué au volleyball lors de mes années universitaires en STAPS. J’ai découvert le badminton par l’intermédiaire de mon père, qui était président d’un petit club de badminton aux alentours de Roanne où je pratiquais la discipline en loisir. J’ai tout de suite adhéré à ce sport et j’ai donc arrêté le football pour me consacrer pleinement au badminton et pour le pratiquer en compétition. Mon meilleur classement a été R5/N3/R4 en 2018 mais, depuis, ma carrière de joueur n’est plus ma priorité ! Le volume de travail nécessaire à la réussite de mon année de formation DEJEPS ainsi que l’émergence d’une jeune joueuse de mon école de bad, actuellement l’une des meilleures françaises de sa génération, m’ont poussé à ranger mes raquettes et à me concentrer sur ma carrière professionnelle !

F.B : Quand et pourquoi as-tu décidé de te tourner vers l’entraînement ?

K.F : Lors de mon arrivée au club, j’ai pu bénéficier d’entraînements durant mes 2 années de cadet grâce à 2 encadrants bénévoles qui ont ensuite arrêté d’entraîner. J’ai donc décidé de prendre le relais afin de permettre aux plus jeunes du club de continuer à bénéficier d’entraînements et ainsi les faire progresser comme j’ai pu en avoir l’occasion. J’ai saisi cette opportunité et me suis donc lancé dans l’encadrement des jeunes de mon club. J’ai tout de suite pris énormément de plaisir à entraîner, j’ai passé petit à petit les diplômes fédéraux afin d’apprendre le métier et me former puis j’ai décidé au fil du temps de me professionnaliser afin de faire de cette passion mon métier actuel !

F.B : Tu viens d’obtenir ton Diplôme d’Etat. Qu’est-ce que cette formation t’a apporté ? La conseillerais-tu ? Si oui, à qui et pourquoi ?

K.F :  Cette formation m’a permis de consolider mes compétences déjà acquises sur le terrain année après année et d’en acquérir de nouvelles tant sur le terrain que sur la notion de projet au sein d’une structure. Cette année de DEJEPS m’a aussi permis de partager et d’échanger avec les autres entraîneurs en formation et de m’enrichir des débats entre stagiaires. J’ai énormément apprécié les contenus de formation très concrets. J’ai également gagné en assurance tout au long de mon année au CREPS.

Je recommande effectivement cette formation à tous les entraîneurs souhaitant se professionnaliser et enrichir leurs compétences. La complémentarité des formateurs, apportant chacun dans leur domaine respectif, combiné à la qualité des différentes interventions extérieures (FormaBad, Kiné, Psychologue, Communication, etc…) permet d’apprendre dans des secteurs que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer mais qui ont un lien étroit avec notre métier. Sans oublier que la formation se passe dans les locaux du CREPS tout neufs et une salle Everest de Voiron dédiée au badminton, permettant aux stagiaires d’être au contact du Pôle espoirs et de leurs entraîneurs toujours disponibles pour répondre à nos questions. Tous les critères sont donc réunis pour se former correctement au métier d’entraîneur, passer une très belle année au CREPS et ressortir avec le diplôme en poche permettant de se professionnaliser !

F.B : Désormais, quels sont tes objectifs à long terme ? Envisages-tu une nouvelle formation type DESJEPS ?

K.F :  J’ai dans un premier temps l’objectif de continuer de structurer et développer mon club formateur afin de le faire grandir et se rapprocher des meilleurs clubs de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes à long terme.

Une fois cet objectif-là réussi, pourquoi pas continuer l’aventure et poursuivre mon développement personnel dans l’un des gros clubs de la région AURA ?

Pour le DESJEPS, oui je souhaite m’orienter à terme vers cette formation. Mais d’abord, je dois prendre le temps de mettre en place sur le terrain l’ensemble des compétences acquises en formation l’an dernier, de prendre encore de l’expérience avant de repartir dans une nouvelle formation bien plus exigeante mais certainement plus enrichissante, surtout sur les compétences à avoir pour entraîner à haut niveau, ayant été régulièrement au contact des Pôles France et Pôles Espoirs du territoire lors de cette formation fédérale.

F.B : Nina Houl, joueuse que tu entraînes, fait partie des meilleures joueuses françaises de sa catégorie d’âge. Comment l’accompagnes-tu au quotidien ?

K.F : Nina est effectivement l’une des meilleures minimes 1 sur la scène nationale et fait partie du collectif France U13 depuis 1 an ! La découverte du niveau international avec ce collectif France lui a permis de prendre conscience de ses qualités, de son potentiel et de voir que des entraîneurs autres que moi-même croient en elle. Son projet de jeu se développe donc petit à petit, avec pour objectif de continuer à faire partie des meilleures joueuses françaises de sa génération. Pour cela, Nina s’entraîne avec moi 2 à 3 fois par semaine à Roanne et je suis présent au coaching sur l’ensemble de ses compétitions majeures ! La relation entraîneur / joueuse que l’on a développée au fil des années et devenue très forte et je ferai tout mon possible pour lui permettre de réussir sa carrière. Cependant, je ne peux pas dire que je « l’accompagne au quotidien ». Afin de lui faire bénéficier de ce genre d’accompagnement, l’idéal serait que Nina rentre au pôle espoirs de Voiron à la rentrée 2020 pour bénéficier de conditions de vie et d’entraînement idéales pour performer (entraînement 1 fois par jour avec de l’adversité, aménagement d’horaires scolaires, suivi médical, psychologique et nutritionnel, etc).

F.B : Pour finir, que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle saison ?

K.F :  Mon souhait le plus important est de retrouver un épanouissement professionnel au sein de mon club !

J’aimerais également que le projet de structuration et de développement de mon école de bad élaboré lors de mon année de formation se déroule bien toute la saison afin d’aboutir aux objectifs N+1 fixés.

Un beau parcours au France jeunes pour les 2 jeunes minimes de mon école de bad ainsi qu’une montée en Régionale 1 de l’équipe 1 du club dont je suis capitaine sont également des résultats à me souhaiter pour bien terminer l’année 2019/2020.

Retrouvez tous les portraits réalisés dans la plume de l’AURA dans l’onglet dédié

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