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Le portrait du mois de mars : Thomas Maury

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Le portrait du mois de mars : Thomas Maury

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Le portrait du mois de mars

Thomas Maury, salarié du club du Volant Des Dômes (63)

Florian Baud : Peux-tu te présenter toi ainsi que ton parcours de badiste ? Dans ce parcours, quand et comment t’est venue l’envie de devenir un salarié du bad’ ?

Thomas Maury : Je m’appelle Thomas Maury, j’ai 24 ans, j’entame ma 2ième saison en tant que salarié à temps plein du club du Volant des Dômes à Clermont-Ferrand (63).

Je suis titulaire d’une licence STAPS éducation et motricité, j’avais pour objectif de devenir professeur d’éducation physique et sportive mais je me suis rendu compte pendant ma L3 que c’était l’activité badminton uniquement que je souhaitais enseigner et surtout que ma sensibilité à la notion de performance ne correspondait pas du tout aux attentes de l’Education Nationale. J’ai donc décidé de devenir salarié dans le bad’, et j’ai tout de suite trouvé du travail.

Niveau sportif, j’ai commencé le badminton à l’âge de 6 ans grâce à mes parents dans un tout petit club d’une cinquantaine de licenciés de l’Orne composé uniquement d’adultes (pas d’école de jeunes), jusqu’à mes 15 ans je n’avais pas de créneau d’entraînement, je pratiquais uniquement en jeu libre avec les adultes. J’ai donc muté dans le club d’Argentan pour jouer en N3 et m’entraîner une seule fois par semaine (car à 45 min de chez moi).

Pour mes études, je suis arrivé au club du VDD à Clermont-Ferrand où je joue en N2.

Ce parcours un peu atypique ne m’a pas empêché d’obtenir une médaille d’argent en DH minime et 2 médailles d’argent aux Frances universitaires (SH et MX) et d’atteindre le top 20 en SH.

F.B : Quand et comment le club a eu le souhait d’aller vers la professionnalisation ? Est-ce votre premier emploi ? Comment avez-vous choisi Thomas ?

Stéphane Boutet : Le club a souhaité s’orienter vers la professionnalisation pour évoluer et se développer, pour avoir une stabilité surtout pour les jeunes et donc améliorer l’école de jeunes.

Nous sommes dans la professionnalisation depuis plus de 10 ans et avec Thomas, c’est notre deuxième année.

Thomas a réalisé des interventions indépendantes l’année dernière et le retour des licenciés a été très positif donc une fois notre ancien employé parti, le choix de Thomas nous a paru évident. 

F.B : Thomas, depuis juin, tu as intégré la formation DEJEPS proposée par le CREPS Auvergne-Rhône-Alpes et sur laquelle la ligue intervient. Ce choix de formation émane-t-il de ton club ou de toi ? S’il émane du club, pourquoi y as-tu adhéré ? Si cela émane de toi, comment as-tu convaincu ton club à y adhérer ?

T.M : Je pense que le choix de passer le DE émane autant du club que de moi. Le club souhaite réellement se reprofessionnaliser après le départ successif des 2 derniers entraîneurs salariés et je souhaitais obtenir un diplôme spécifique au badminton reconnu par la fédération et l’État.

F.B : Cette saison, Thomas suit la formation DEJEPS. Suivre cette formation était un désir de ton club ? De Thomas ? Comment cela est devenu le vôtre, commun ?

S.B : Le désir est d’abord venu de Thomas au moment de sonembauche, de vouloir suivre cette formation rapidement. Cela nous paraissait cohérent et dans la continuité de l’évolution du club.

Le club aurait sûrement attendu 2 ou 3 années avant de se lancer dans un processus de formation mais l’attente de Thomas était forte car son désird’évolution et d’avoir les clefs pour développer le club étaient plus importants.

Mais au vu des constats et des pistes que Thomas met en avant dans les premiers temps de sa formation, avoir suivi cette formation au plus tôt paraît finalement être la meilleure option pour se mettre en action rapidement.

F.B : Quelles sont vos attentes vis-à-vis de cette formation, pour toi Thomas et pour le club Stéphane ?

T.M : Je n’avais pas d’attentes précises de cette formation en venant ici, j’espère juste tirer le meilleur des contenus proposés pour participer au mieux au développement du club et des joueurs que j’entraîne.

S.B : Le club attend des pistes d’améliorations et de développement afin de prendre une nouvelle dimension au sein de la ville et de la ligue.

F.B : Peux-tu nous en dire plus sur la formation en elle-même ? Quels sont les contenus abordés ? Comment la formation se répartit-elle ? Tu es à presque à mi-formation, quel premier bilan tires-tu de cette expérience ?

T.M : La formation se découpe en 2 grandes parties, une partie sur la conception et la mise en œuvre d’un projet et une partie sur l’encadrement du badminton. Nous avons une semaine de formation en présentiel toutes les 3-4 semaines, et le reste du temps nous sommes dans nos clubs respectifs (même si la formation reste présente à distance avec le projet et les « devoirs » à rendre).

À mi-formation je retiens principalement la qualité des cours sur la conception et la mise en œuvre d’un projet, c’était un point qui ne m’attirait pas du tout mais qui au final me plaît de plus en plus et me paraît vraiment essentiel dans le métier d’entraîneur.

F.B : La formation s’est-elle intégrée dans le quotidien du club ? Si oui, comment et pourquoi ? Comment vivez-vous et gérez-vous l’alternance ?

T.M : Étant le seul entraîneur salarié de la structure, la formation s’est principalement intégrée dans le quotidien du club par la gestion des remplacements réguliers de mes absences pour le DE, c’est un point que nous avons très bien organisé dès les vacances d’été et sur lequel il faut être très prévoyant avant de se lancer pour ne pas trop impacter le club. Le temps de formation représente tout de même quasiment la moitié d’un temps plein annualisé …

Elle s’est forcément intégrée aussi avec la mise en œuvre du projet que nous devons mettre en place et dans l’encadrement des séances des joueurs même si avec le contexte sanitaire tout ce qui touche l’alternance est fortement impacté et principalement la partie entraînement.

F.B : Dans le cadre de ta formation, tu as dû soumettre un projet à ton club sur lequel tu travailles. Comment as-tu opéré à ce choix ? Le club a-t-il participé à la définition de ce projet ?

T.M : Ce choix de projet n’est pas une sensibilité personnelle ou un choix des dirigeants, c’est un véritable travail de diagnostic de la structure et de son environnement qui est effectué au préalable et qui fait apparaître plusieurs idées de projet qui sont ensuite soumises au bureau du club pour un choix.

Pour le VDD, c’est la fidélisation des primo-adhérents adultes qui a été choisi.

S.B : Cette question de la fidélisation des primo-adhérents revient chaque année sans réellement trouver de solutions pour y remédier, ce projet est donc parfaitement cohérent afin de pouvoir augmenter le nombre de licenciés chaque année et prendre une autre dimension.

F.B : A long terme, aurais-tu pour projet de passer à l’étape suivante en suivant la formation DES ?

T.M : Je ne me suis pas encore vraiment posé la question, mais pourquoi pas à l’avenir.

F. B : Votre projet avec Thomas est-il de pérenniser son emploi ? Si oui, la formation fait-elle partie de vos préoccupations pour son futur ? Pourquoi ?

S.B : Bien sûr, la stabilité pour lui comme pour nous fait partie de notre réflexion à court et long termes. Pour cela, il faut écouter ses attentes et lui donner les clefs afin d’évoluer personnellement et professionnellement par la formation continue.

F.B : Avant-dernière question pour toi Thomas : conseillerais-tu à une personne hésitante à devenir salarié du badminton ? Et si cette personne souhaitait aller vers l’encadrement, lui conseillerais-tu de suivre cette formation, pourquoi ?

T.M : Je ne sais pas si je conseillerais ou pas de devenir salarié du badminton car c’est selon sa motivation, mais pour la formation : oui je la conseillerais, pour les mêmes raisons que j’évoquais précédemment, savoir concevoir et mettre en œuvre un projet est je pense un réel atout pour faire la différence en tant que salarié.

F.B : Dernière question pour toi Stéphane : conseillerais-tu à un club souhaitant embaucher un entraîneur mais hésitant à prendre un apprenti en formation DE à se lancer ? Si oui pourquoi ? Quels conseils clés donnerais-tu aux dirigeants ?

S.B : Je dirais oui, car cette formation met en avant les points forts et faibles du club, que nous les dirigeants, nous ne voyons pas toujours, étant pris dans l’activité et le quotidien.

Par contre, si un club souhaite se lancer dans la formation DE pour son employé, je lui conseillerais d’être bien entouré et de pouvoir compter sur une bonne équipe de bénévoles car la mise en œuvre peut vite devenir chronophage si elle est supportée par très peu de personnes.

F.B : Pour finir Thomas, que peut-on te souhaiter pour cette saison ?

T.M : De pouvoir participer à un tournoi de badminton !

Retrouvez tous les portraits réalisés dans la plume de l’AURA dans l’onglet dédié

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