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Le portrait du mois de juin : Sophie Bluy

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Le portrait du mois de juin : Sophie Bluy

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Le portrait du mois de juin

Sophie Bluy, secrétaire vie sportive à la ligue AURA Badminton mais aussi joueuse et officielle technique

Florian Baud : Peux-tu te présenter rapidement, ainsi que ton parcours dans le bad ?

Sophie Bluy : Avec un mari entraîneur, coach et joueur de badminton ainsi que trois fils badistes, il n’est pas étonnant qu’à force de les accompagner, de les regarder jouer, l’envie de taper dans le volant m’ait gagnée. J’ai pris ma première licence en 2004 au club de Châtel-Guyon, alors que j’étais déjà vétéran !! Le club était né à l’ouverture du gymnase, en octobre 2001 et ne comptait pas d’officiel technique. Dès 2006, j’ai suivi la formation SOC (GEO maintenant) et je me suis intéressée à l’arbitrage ainsi qu’au juge-arbitrage, en validant au fil du temps les grades ligue certifiée pour les deux. J’ai participé à mes premiers IFB à Coubertin en tant que Juge De Ligne en 2007, et toujours dans ce rôle, aux championnats du monde à Paris en 2010, aux championnats d’Europe à Mouilleron Le Captif en 2016 et aux championnats d’Europe Parabadminton à Rodez en 2018, juste après ma validation JDL international.

C’est grâce à ce loisir qu’en 2013, j’ai été intéressée par un poste de secrétaire à la ligue Auvergne de badminton et qu’en fonction de mon implication et ma connaissance du terrain, j’ai été retenue. En 2016, suite au regroupement des régions, la ligue Rhône-Alpes de badminton a fusionné avec celle d’Auvergne et j’ai été intégrée aux salariés de Saint-Cassien, sans toutefois les rejoindre dans les locaux du siège. Depuis, je suis en télétravail à mon domicile, dans le Puy-De-Dôme.

F.B : Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes missions à la ligue ?

S.B : Je suis principalement occupée avec tout ce qui concerne les compétitions. Cela recouvre :

– la gestion des tournois privés,

– le suivi des forfaits,

– la gestion des 6 TRJ de la saison,

– l’organisation du CRJ et du CRV. C’est un moment de collaboration forte avec les autres salariés de la ligue que j’apprécie. Le fait d’être présente aussi lors de ces deux évènements me permet de mettre des visages sur des noms de joueurs, d’entraîneurs, de dirigeants de clubs avec qui j’ai échangé par mails.

– la gestion des 48 équipes d’interclubs régionaux, 

Dans mes missions, je participe aussi à la vie de la Commission Ligue des Officiels Technique (CLOT) :

– intervention lors de la réunion de rentrée des OT

– en collaboration avec Formabad et en appui des formateurs, gestion administrative des formations d’arbitres, de JA et de Juges de Lignes

– suivi des arbitres et JA avec la collecte fin décembre des feuilles d’activités.

Et enfin, la gestion des inscriptions des formations d’encadrants telles que AB2A, AB2J et EB1.

F.B : Quel est l’aspect de ton travail que tu préfères ?

S.B : Être autonome dans mon organisation du travail à faire.

Une fois que les dates de tous les évènements sont fixées, je m’organise librement pour que tout soit prêt dans les temps, pour répondre aux attentes des bénévoles.

F.B : Si un jeune se présentait à toi en te faisant savoir son envie de travailler dans le sport, que lui répondrais-tu ?

S.B :  Comme on passe beaucoup de temps à travailler, il est important de choisir une activité qui plaise. Lorsqu’on est bien dans son travail, cela participe à son équilibre de vie. Le sport a beaucoup de facettes : le haut niveau, le développement, la communication, l’évènementiel, le loisir, l’administratif, etc… Ce n’est pas un problème de trouver un rôle intéressant en rapport avec le sport. Si ce jeune veut vraiment faire toute sa carrière dans cette branche, je lui conseillerais de prendre en compte l’évolution possible ainsi que les salaires…Le milieu associatif est très enrichissant sur le plan personnel.

F.B : Au-delà de ton rôle de salariée à la ligue, tu es aussi une officielle technique très engagée puisque tu es notamment JA, arbitre et Juge de ligne internationale. Pourquoi avoir décidé de suivre ces voies ? Quelles sont tes motivations pour ces engagements ?

S.B : Comme expliqué dès la première question, au départ, c’était pour aider mon club à se structurer. J’ai géré ses premiers tournois. Pas facile au début, quand on découvre comment une compétition fonctionne…

Ensuite, j’ai arbitré pour aider le club dans lequel mes fils aînés jouaient, en ICN.

J’ai officié comme JA plusieurs années avec plaisir mais maintenant, ayant deux petits-enfants, je souhaite lever le pied et garder mes week-ends libres pour passer du temps avec eux.

Continuer à être juge de ligne, je dis oui. Une à deux semaines par an, c’est gérable aussi bien sur le plan familial que professionnel.

Sophie est aussi une JA de niveau régional

F.B : Penses-tu que le fait d’être joueuse et officielle technique soit un avantage dans ton travail au quotidien ?

S.B : Tout à fait. Cela permet de mieux appréhender certaines missions. Participer à faire les tableaux lors du CRJ ou du CRV quand on est JALC par ailleurs, c’est facilitant. Prendre la parole lors de la réunion de rentrée quand on est soi-même Officiel Technique, c’est aussi un avantage. Lire les règlements particuliers de chaque tournoi avant de valider les autorisations sur Poona, quand on est JA, on connaît les points devant figurer nécessairement dans ce document.

Je pense que c’est complémentaire et valorisant.

F.B : Tu es juge de ligne internationale, ayant notamment participé à de grands événements comme les IFB. Peux-tu nous parler de ce rôle si important et de ce qui te plaît le plus dans cette fonction ?

S.B : Quand on est juste au bord du terrain pour juger les lignes des Danois Matthias BOE et Carsten MOGENSEN ou des Indonésiens Gideon FENALDI et Markis KIDO pour les doubles hommes ou bien en mixte voir jouer d’aussi près les Danois Joachim FISCHER-NIELSEN avec Christinna PEDERSON ou le couple anglais Chris et Gabrielle ADCOCK, c’est un autre monde, un rêve éveillé.

La fatigue engendrée par la répétition des matches à forte concentration pour garder une vigilance maximum et donner la bonne décision au bon moment est largement compensée par le spectacle d’un badminton tellement rapide, précis et magique.

De plus, le rendez-vous annuel des JDL aux IFB génère une ambiance de groupe que chaque JDL apprécie énormément. Tout est très bien organisé avec des rotations par équipes différentes chaque jour, des rotations par places différentes autour du terrain à chaque match et des activités annexes. Une semaine exténuante mais tellement dépaysante qu’on en redemande. 

Une participation aux Parabad m’a beaucoup touchée. Les règles sont différentes en fonction des handicaps et les joueurs sont de véritables athlètes, qui compensent leur handicap et le surmontent parfois de façon si acharnée que la leçon est belle. Il règne quelque chose de fort dans leur match et à la fin de la rencontre, perdant comme gagnant remercient toujours les JDL individuellement. Ça aussi, c’est une particularité.

F.B : Nous aurons compris que comme tout licencié badiste, tu as souffert de l’absence de pratique et de compétition depuis des mois. Qu’est-ce qui t’a le plus manqué ?

S.B :  En septembre, j’étais nommée en Belgique comme JDL mais je ne suis pas partie à cause du confinement. Fin avril-début mai, déception encore, alors que j’étais nommée à Kiev pour les championnats d’Europe et mi-mai, pas de Parabad en Espagne non plus…

Mais aussi, jouer m’a manqué car même à mon petit niveau, c’est quand même se faire plaisir et passer de bonnes soirées, dans la bonne humeur en se dépensant un peu. Et bien rien de tout ça pendant plusieurs mois. Manque de contact, manque de rigolade, manque de se retrouver.

La casquette, accessoire indispensable du juge de ligne !

F.B : Comment imagines-tu la reprise ?

S.B :   Bis repetita de la précédente sortie de confinement avec protocole et port du masque aux abords des terrains mais sur le terrain, plaisir du jeu à nouveau, comme si on ne s’était pas interrompu. Vivement le 09 juin. On y est presque, on y est.

Et surtout, pas de nouvel arrêt !

F.B : Pour finir, que peut-on te souhaiter pour les prochaines semaines et les prochains mois ?

S.B :   En tant que joueuse, pas de blessure… vétéran 5… je serai peut-être un peu fragile après plusieurs mois d’interruption de jeu, non ?

En tant que JDL, pouvoir partir à l’étranger.

En tant que secrétaire à la ligue AURA, être en capacité de retrouver le rythme de travail me permettant de mener à bien toutes mes missions pour contribuer à votre reprise du bad la plus agréable possible.

Retrouvez tous les portraits réalisés dans la plume de l’AURA dans l’onglet dédié

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